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Du cabinet au laboratoire : l’importance de la relation entre le dentiste et le prothésiste dentaire

L’orthodontie moderne et de qualité doit aujourd’hui permettre d’optimiser les délais et les flux de travail, tout en garantissant un excellent niveau de qualité.

Pour ce faire, sans peser sur la dynamique organisationnelle et économique du cabinet, il faut pouvoir mettre en place une relation parfaite entre le cabinet et le laboratoire, c’est-à-dire entre le dentiste et le prothésiste dentaire.

La communication est le premier aspect fondamental dont il faut tenir compte lorsqu’on parle d’une bonne collaboration entre ces deux professionnels. (1)

Les différentes étapes de communication cabinet-laboratoire pour la fabrication des prothèses

Une bonne communication est synonyme de prothèses bien faites, de patients satisfaits et d’une relation dentiste-prothésiste simplifiée. (1)

D’après plusieurs études, la communication est la clé du succès en orthodontie esthétique et dans la relation avec le laboratoire. (1-5)

Si le prothésiste dentaire avait le patient en face de lui, il pourrait obtenir une multitude d’informations sur les tissus mous, les mouvements des lèvres, mais aussi sur la personnalité et ses besoins esthétiques.

Ce n’est habituellement pas le cas, car le prothésiste n’a pas l’occasion de rencontrer directement le patient. (1) Il est donc difficile de récupérer ces informations seulement à partir de la prescription que le prothésiste dentaire reçoit normalement.

La prescription écrite ou numérique

Habituellement, la communication entre les deux professionnels se fait par écrit. Dans la pratique quotidienne, le dentiste, après avoir pris des empreintes analogiques ou numériques, rédige une prescription écrite ou numérique, dans laquelle il décrit le type de prothèse à réaliser en indiquant toutes ses caractéristiques ainsi que la date de livraison. (1)

L’empreinte, accompagnée de la prescription, est envoyée au laboratoire, ou bien le laboratoire la récupère directement au cabinet dentaire. La fiche de prescription qui arrive au laboratoire doit également indiquer le type de désinfection effectuée sur l’empreinte.

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Si aucun problème particulier ne se pose, le prothésiste dentaire fabrique la prothèse au laboratoire, à partir des indications fournies dans la prescription. Il l’expédie ensuite, de sorte qu’elle arrive au cabinet à la date de livraison prévue, qui coïncide souvent avec le jour où la prothèse est livrée au patient. (1)

Ces étapes ne sont pas toujours sans encombre, ce qui peut entraîner différents problèmes, notamment des informations manquantes, incompréhensibles ou erronées, des empreintes ou des travaux prothétiques égarés au cours des phases logistiques.

Les erreurs au cours de la communication constituent l’un des défis les plus importants auxquels est confrontée la relation dentiste-prothésiste dentaire. (1,6,7)

Le choix de la couleur

Parmi les problèmes récurrents, mentionnons la communication correcte de la couleur. La plage de couleurs reste la méthode la plus utilisée par les praticiens pour indiquer le choix de la couleur d’une prothèse. (8,9)

Cependant, communiquer une couleur ne signifie pas transmettre simplement un numéro, mais plutôt un ensemble d’informations relatives à la couleur, à la texture de la surface et aux caractéristiques particulières de chaque dent, telles que les fissures de l’émail, les zones hypocalcifiées et les translucidités.

Il est toujours conseillé de joindre quelques photos à la prescription pour que le prothésiste puisse mieux comprendre l’esthétique et les caractéristiques spécifiques. (10) On peut également fournir au prothésiste un dessin, en mettant en évidence les transparences, opacités et autres caractérisations pour mieux lui expliquer la gestion esthétique de la couleur souhaitée. (11)

La communication numérique des prescriptions élimine certains des problèmes existants et simplifie partiellement le flux. (1)

La connaissance mutuelle et la connaissance des techniques de laboratoire

D’après une étude menée en 2009, le manque de connaissance mutuelle est un aspect qui détériore la relation entre les deux professionnels.

Cette étude montre plus précisément que les dentistes, notamment les jeunes diplômés, ne connaissent pas très bien les techniques de laboratoire. Cette lacune se traduit par une communication inefficace, et par conséquent par une relation professionnelle relative. (12)

Fort d’une bonne connaissance de la technologie dentaire, le dentiste sera en mesure de prévoir et, par conséquent, de fournir toutes les informations dont le prothésiste dentaire a besoin pour effectuer le travail. Inversement, si la communication et la relation sont défaillantes, des goulets d’étranglement et des retards peuvent alors survenir, ce qui est préjudiciable au dentiste et au prothésiste dentaire sur le plan économique et organisationnel. Le niveau de satisfaction et de confiance du patient diminue également lorsque des retards se produisent par rapport au calendrier initialement prévu.

Conclusions

Compte tenu de ces aspects, il est de toute évidence essentiel d’optimiser la relation entre le dentiste et le prothésiste dentaire. Cela passe par l’acquisition d’une bonne base théorique, d’une communication claire et efficace, et le partage de certains protocoles cliniques.


Bibliographie

  1. Alshiddi, I. F. (2014). Communication between dental office and dental laboratory: From paper-based to web-based. Pakistan oral & dental journal34(3).
  2. Davenport JC, Basker RM, Heath JR, Ralph JP, Glantz P-O, Hammond P. A. Clinical guide to removable partial denture design. 2nd ed. London: British Dental Association; 2000.
  3. Pietrobon N, Malament KA. Team approach between prosthodontics and dental technology. Eur J Esthet Dent. 2007;2(1):58–79.
  4. Lynch CD, McConnell RJ, Allen PF. Trends in indirect dentistry: 7. Communicating design features for fixed and removable prostheses. Dent Updat. 2005;32(9):502–510.
  5. Materdomini D. Communicate visually with your laboratory. J Am Acad Cosmet Dent. 1994;1:32–34.
  6. Christensen GJ. Improving dentist-technician interaction and communication. J Am Dent Assoc. Am Dental Assoc. 2009;140(4):475.
  7. Drago CJ. Clinical and laboratory parameters in fixed prosthodontic treatment. J Prosthet Dent. 1996;76(3):233–238.
  8. Derbabian K, Marzola R, Arcidiacono A. The science of communicating the art of dentistry. J Calif Dent Assoc. 1998 Feb;26(2):101-106.
  9. Touati B, Miara P, Nathanson D. Esthetic dentistry and ceramic restorations. London: Martin Dunitz Ltd; 1999.
  10. Marcucci B. A shade selection technique. J Prosthet Dent. 2003;89(5):518–521.
  11. Sorensen JA, Torres TJ. Improved color matching of metal ceramic restorations. Part II: Procedures for visual communication. J Prosthet Dent. 1987;58(6):669–677.
  12. Juszczyk, A. S., Clark, R. K. F., & Radford, D. R. (2009). UK dental laboratory technicians’ views on the efficacy and teaching of clinical-laboratory communication. British dental journal, 206(10), E21-E21.

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